PONT-A-MOUSSON
L’annexion de la Lorraine par l’Allemagne en 1871 vient bouleverser la vie de ces familles. Les bizarreries frontalières découpent curieusement les fiefs familiaux. Chez les LEGOUX de Neuvry, la séparation est évidente. Une partie s'installe à Nancy, l'autre à Metz.
Côté MAILLARD, une branche passe sous domination allemande,
l’autre reste française. Léon Charles Arthur, jeune médecin, en zone allemande,
opte pour la France. Cette détermination a choisir la France se retrouve intacte
chez son fils en 1914. Ce caractère volontaire, fréquent chez les Lorrains, nous
explique la partie militaire de son parcours.
C’est
à Pont à Mousson, ancienne ville universitaire, devenue frontalière, que le Docteur Léon Charles Arthur MAILLARD ouvre son cabinet au n° 12 de la
place Duroc en 1871. Il ne tarde pas à faire la connaissance de sa jolie
voisine, Marie-Mathilde BAUDOT, jeune orpheline bien née, domiciliée dans un
bel immeuble de famille au 38
de cette même place Duroc.
Descriptif de l’évolution de la maisonnée familiale du 38, place Duroc à Pont -A- Mousson
D’après les tables de recensement de la ville de 1856 à 1921
Côte
6 M 33 430 de 1 à 8, archives départementales
1856 : pas trace d’habitant à cette adresse, les FEYEN peuvent l’acquérir vers 1858 ?
1861 : Marie Catherine FEYEN, veuve BAUDOT, rentière, 48 ans
Marie Justine, sa fille, 17 ans
Marie Camille, id. , 11 ans
Marie Mathilde, id. , 13 ans
+ 1 domestique prussienne
1866 : Vve BAUDOT, 53 ans
Marie Camille, 19 ans
Marie Mathilde, 17 ans
+ 1 domestique luxembourgeoise
1871 : FEYEN Catherine, Vve BAUDOT, rentière, 58 ans, née à ATTON
BAUDOT Marie Mathilde, sa fille, 24 ans
FEYEN François Nicolas, son oncle rentier, 76 ans, né à MARTINCOURT
+ 1 domestique
1871 : au numéro 36 de la rue des Potiers :
FEYEN Sébastien Nicolas, rentier, 59 ans
VILLIAUME Jeanne, 51 ans, sa femme
FEYEN Barbe, 25 ans, sa fille + 2 domestiques
Au n°12 place Duroc apparaît MAILLARD Léon Charles Arthur, médecin, 31 ans, a opté
1876 : 38, place Duroc
FEYEN Catherine, Vve BAUDOT, rentière, 63 ans
MAILLARD Arthur, médecin, 35
ans, né à Corny, a opté
BAUDOT Mathilde, 29 ans, sa femme
MAILLARD Roger, fils, 3 ans
MAILLARD Suzanne, fille, 1 an + 3 domestiques
1886 : FEYEN Marie, 73 ans + 1 domestique
MAILLARD Arthur, 45 ans, médecin
BAUDOT Marie, sa femme, 38 ans
MAILLARD Louis, 8 ans, + 2 domestiques
Roger en internat et Marie Suzanne (décédée) ne figurent plus à cette adresse
1891 : MAILLARD Léon Charles Arthur, 49 ans, médecin
BAUDOT Marie Mathilde, 43 ans, sa femme
+ 1 bonne et 1 cuisinière
1896 : MAILLARD Léon Charles Arthur, 54 ans, Docteur en médecine
BAUDOT Marie Mathilde, sa femme, 48 ans
MAILLARD Louis Camille, 18 ans, étudiant
BAUDOT Célestine Marie, 19 ans, domestique
+ 1 autre domestique
1901 : ibidem, sauf Louis Camille qui n’est plus là
1906 : MAILLARD Léon Charles Arthur et Mme ; un seul domestique
1911 : ibidem
1921 : Mme BAUDOT, Vve MAILLARD, née 7/8/1847 + 1 domestique
1926 : aucune personne déclarée vivante à cette adresse, immeuble vide ?
1934 : le 14/9 l’immeuble est vendu par LC MAILLARD pour la somme de 70 000 francs aux époux JACQUEMIN/XENARD. LC et son frère Roger Léon(+ son épouse) sont les seuls héritiers. Plus tard, cet immeuble est devenu la propriété des Fonderies de PAM, puis vendu par lot à des particuliers et donc aujourd’hui en copropriété. Monsieur HENRY, assureur et copropriétaire fait les fonctions de syndic