accueil Sommaire Origine des familles
Nous ne pouvons
parler de Monsieur Louis Camille MAILLARD, ce lorrain extraordinaire, sans
situer cet immense savant dans son environnement familial et régional. La
famille inculque les bases de l'éducation et l'école celles de la
connaissance. L'université apporte
une érudition certaine . La Lorraine marque le
caractère solidement trempé de ses habitants. Courage, droiture,
bons sens et ténacité marquent ses hommes dont le cœur a choisi la France
depuis trois siècles.
Famille MAILLARD & Famille LEGOUX de Neuvry
à Novéant, Corny et Arnaville
La famille MAILLARD trouve ses racines dans le plus profond du terroir lorrain, alors que la France et l'Empire se disputent la Lorraine. Nous découvrons sa trace dès la fin du 17ème siècle : MAILLARD Jean épouse Reyne BENNEQUIN vers 1690. Un fils, Joseph épouse Jeanne MAHAUT le 5/3/1715. Nicolas, fils de Joseph s'unira à Madeleine BRIOT le 12/1/1745. C'est dans les villages de Corny, Arnaville et Novéant-sur-Moselle que la famille se développe alors que Stanislas LESZCZYNSKI règne sur la Lorraine (1738/1766). La féodalité régit l'Europe. Dans ce secteur de Novéant un bon nombre d'habitants est déjà propriétaire de ses terres, sous la tutelle du roi de Pologne. La famille MAILLARD est régulièrement mentionnée dans les actes d'état civil en tant que propriétaire ou en tant que rentier. A la mort de Stanislas, duc de Lorraine, la région est rattachée à la couronne de France.
Nicolas MAILLARD (1751/1787) est boulanger. La Révolution mènera Nicolas, fils du précédent, (1773/1859) du métier de drapier à celui de percepteur. Dans un acte d'état civil il est même présenté comme Procureur. C'est la République. Il aura une belle lignée, chose courante à cette époque, et nous trouvons dans les actes plusieurs de ses enfants, Jean Charles, né en 1807, François et Alphonse, tous trois propriétaires à Arnaville.
C'est l'aîné des enfants, Antoine Léon, (né après la révolution le 21 brumaire an VI ) qui épousera le 26 mai 1834 Louise Caroline, une héritière des LEGOUX de Neuvry, solidement implantés en Lorraine, et à Novéant en particulier. C'est la Monarchie de Juillet. Ce rapprochement avec la noblesse* et l'apport de la dot de Caroline vont agrandir la propriété foncière de la famille et en faire un grand propriétaire terrien. La rigueur, le courage et le travail vont permettre à la famille de développer son agriculture. A ces qualités ancestrales, la branche LEGOUX de Neuvry* va ajouter le bilinguisme, la culture, l'éducation, "le goût" du savoir et le sens de l'État. Antoine Léon, imitant son beau-père, sera d'ailleurs Maire de la commune de 1844 à 1848 sous la Monarchie de Juillet et de 1852 à 1860 sous le Second Empire.
*Cette famille est liée par le sang aux DURAND d'Aunoux , apparenté à Jeanne d'Arc (Parlement de Metz et hautes fonctions dans l'Armée et le Clergé) et aux de JOBAL (également au Parlement et dans le Clergé) qui sont à la tête de l'Université de Pont-à-Mousson depuis 1650. Les LEGOUX de Neuvry sont également présents dans le Parlement de Metz et dans celui de Nancy. Les nobiliaires de la Bibliothèque Nationale fournissent les états des familles : LE GOUX de Neuvry, DURAND d'Aunoux et de JOBAL qui participent à la Constituante. Selon ces nobiliaires, ces familles sont apparentées à Jeanne d'Arc, ce qui fait de Louis Camille Maillard un lointain parent de ce symbole.
C’est dans cette famille aisée, travailleuse et instruite que naît Léon Charles Arthur le 27/4/1841 à CORNY. Son jeune frère Auguste disparaît en bas âge (1845). Sa mère et ses sœurs aînées, Léonie Émilie Louise (née le 31/5/1835) et Claire Félicie (née le 21/1/1838) portent sur lui toute leur affection. La mort de son père (8/12/1863) le trouble profondément et le rapproche plus encore de sa mère et de ses sœurs. Ses brillantes études de médecine apparaissent comme une offrande à ce père trop tôt disparu. Il reçoit la Médaille de l'épidémie de choléra en 1866, ce qui prouve sa vocation et son engagement envers l'humanité.
Sa thèse intitulée : "parallèle entre le forceps et la version dans les rétrécissements du bassin" lui vaut le titre de Docteur en médecine le 16 novembre 1868 à Paris. Elle nous apprend également que le docteur MAILLARD a une parfaite connaissance de la gynécologie et nous éclaire sur la naissance de Louis Camille.
JOBAL (Gilles) conseiller auditeur des comptes de Lorraine, anobli le 25 mars 1600, par le cardinal de Lorraine, légat du Saint Siège, évêque de Strasbourg & de Metz, obtint confirmation dudit anoblissement par lettres du duc Henri, données à Nancy le 1er mars 1610, à la prière de Jean des Porcelets, baron du Saint Empire.
Porte
d'azur, au rocher d'argent acollé de deux lions rampans & affrontés
d'or, & surmontés d'une croisette de même, entre deux étoiles
d'argent et pour cimier un lion naissant d'azur tenant à dextre une
croisette d'or. Fol. 106, vers. Régisfl.
1610
Cette
famille est originaire de Gerbécourt,
dans le marquisat d'Haroué, au comté de Vaudémont.
Honorable Clément JOBAL était mort le 29 décembre 1569, que ses héritiers sont tous mentionnés dans un contrat d'acquisition faite par Anne de Bouch, veuve de Jean de Bouzey, seigneur dudit lieu, de Damblain & de Melay.
Nicolas JOBAL : religieux & aumônier de l'abbaye de Saint Epvre de Toul, fonda en 1594 la chapelle de Saint Nicolas à Allain aux Bœufs et donna trente paires de rentes mesure de Toul, à prendre sur deux gagnages, l'un situé audit Allain, et l'autre à Bagneux (Meurthe & Moselle). 26/3/1594 B 65 f° 215 v° 217
Claude JOBAL : épouse Nicole de Ville avec laquelle il est inhumé à Gerbécourt où l'on voit leur tombe, sur laquelle est écrit qu'elle mourut en 1574. De ce mariage vint Claude qui suit.
Claude JOBAL : épouse Elisabeth GUILLERMIN, fille de Dominique ou Demenge GUILLERMIN, seigneur de Corny, et de Catherine GELLÉE, dont il eut 1er Gilles qui suit et qui a donné lieu à cet article et 2ème Clément JOBAL, seigneur de Pagny-lès-Goins, mort le 4 mai 1632 et inhumé aux Dominicains de Toul avec épitaphe. Il partagea, conjointement avec son frère et les sieurs Guillermin de Corny, par acte du 12 février 1594, les biens à eux échus par le décès de Demenge GUILLERMIN & de Catherine GELLÉE.
Gilles JOBAL : Seigneur de Pagny-lès-Goins & Dompgermain en partie, seigneur Voué de Blénod les Toul, conseiller auditeur de la Chambre des comptes, par patentes du 10 août 1606, fit les reprises en 1612 tant au nom de sa femme que de Claude BAILLIVY, chanoine de Toul & de ses beaux-frères et belles-sœurs. Il épousa en 1610 Barbe BAILLIVY, fille de Louis BAILLIVY & d'Elisabeth FERIET. Il mourut le 12 janvier 1642 et sa veuve le 16 juillet 1653. Ils furent tous deux inhumés en l'église des Dominicains de Toul, dans la chapelle du Saint Sépulcre où ils avaient fondé deux messes par semaine. Il eut de son mariage : 1er François qui suit. 2ème Catherine JOBAL, épouse de Pierre le VAYER, seigneur de la Fontaine, président à mortier au parlement de Metz. 3ème Anne, femme de Pierre PREVOT, seigneur du Barail. 4ème René JOBAL, jésuite, docteur en théologie, chancelier de l'Université de Pont à Mousson où il mourut en 1698.
B 76 f° 188 v° (10/8/1606) B 80 f° 106- v° 108 (1/3/1610) B 82 f° 248-v°249v°(9/3/1612)
François JOBAL : seigneur de Pagny-lès-Goins, Villers & doyen des conseillers au parlement de Metz, épousa en 1642, Barbe PHILIBERT, fille unique de François PHILIBERT, conseiller d'Etat de Son Altesse & capitaine de Gondreville et de Marie BERMAND d'Uzemain, dont il eut : 1° Claude qui suit; 2°Gilles-Philbert, prieur titulaire d'Offembac & prieur claustral de Saint Arnould de Metz; 3° Antoine, grand doyen de la cathédrale de Toul; 4° François, abbé de Saint Airy; 5° Louis, chanoine de la cathédrale de Metz & conseiller au parlement; 6° Joseph qui a fait la branche de Pagny rapportée ci-après; 7° Barbe, mariée à Georges de Ligniville, baron de Vannes; 8° Anne, religieuse de la Visitation à Metz; 9° Franc. Mort lieutenant au régiment Royal d'Infanterie.
Reprise par lui en fiefs d'une part de la Seigneurie du Val d'Aro (Vosges, comm. Domvallier) et de fonds sis à Mirecourt, Mattaincourt, Estrennes (Vosges) 20/6/1664 B 113 f° 144; id. 29/6/1664 B 114 f° 63
Confirmation de l'acquisition par lui d'une part de la seigneurie d'Antilly(54) 8/8/1664 B 114 f° 73-73 v°
Claude JOBAL : seigneur de Villers, conseiller au parlement de Metz, épousa en 1683 Anne-Martin de Gilvescourt, fille de Paul-Martin, seigneur de Gilvescourt, Charpentré, La Vallée & Saint André en partie, trésorier de France en la généralité de Metz et de Marguerite GERVAISE, dont il eut Louis Étienne qui suit.
Louis Étienne JOBAL : seigneur de Villers, fait conseiller en la place de son père en 1709, fut reçu président à mortier au parlement de Metz le 19 août 1716. Il avait épousé en 1709, Anne d'Aros, fille de Jean d'Aros, seigneur de la Mothe, Jouy & Blénod-les-Pont-à-Mousson, chevalier d'honneur au parlement de Metz et de Jeanne LE BACHELEY dont il eut : 1° Anne, mariée à Nicolas Le VAYER, chevalier d'honneur au dit parlement; 2° N. JOBAL, alliée à N. HUIN, seigneur de Verneville & de Chantereine, capitaine au régiment de Languedoc.
Joseph JOBAL : seigneur de Pagny, sixième fils de François JOBAL et de Barbe PHILIBERT, prit le parti des armes, fut fait chevalier de Saint Louis en 1705 et était en 1708, commandant du 2ème bataillon du régiment de Toulouze, il épousa Marguerite LAMY, dont il eut François JOBAL, seigneur de Pagny
Références à la Bibliothèque Nationale : [ 8° Lm3. 1445 et [Fol. Lm1. 256
Références des ouvrages nobiliaires des familles apparentées à
Louis Camille MAILLARD
En caractères gras, les références de la Bibliothèque Nationale à Paris
Voir
: - Nancy AD 54, série 6M
-
Guide Gildas BERNARD
- Répertoire des généalogies françaises
imprimées
par le Colonel Etienne ARNAUD ci-dessous
Famille
JOBAL
- De Villers
- Du Luc
PMD1: Abbé Poirier, Metz, Document Pédagogique, 2 volumes, in 4°, 1899/1930 [4° Lm2. 345
TAP4 : Vicaire A.Révérend, titres, anoblissements et pairies de la Restauration [4° Lm1. 163
Paris 1901/1906. 6 volumes. Gr- in 8
BMD : J.J. Barbé, Metz, 1934, de 1792 à 1870, in 8. XI 352, document généalogique [4° Lm2. 516
JM4 : H. Jougla de
Morenas, (puis Comte de WARREN) 6 volumes, 1934/1949
[Fol. Lm1. 209
Grand Armorial de France [Fol. Lm1. 209 (7)
RMO : R. de ROTON, les
arrêts du Grand Conseil, Paris 1951 [4°F.
7 829
Portant dispense du Marc d'Or de Noblesse
S.43 176 : Barthélémy (A), la famille de JOBAL, renseignements généalogiques
Mémoire de l'Acad. de Metz, 1911/1912 pages 137 à 157
Famille LE GOUX de Neuvry, (orthographié en 2 mots) d'azur, une croix trèflée d'argent
RCG : Comte David de
Riocour, preuves de noblesse, Paris, 1881 [8°
LK7 44 121
MCS : Comte de Mahuet,
Bibliographie de la Cour, Nancy, 1911 [4° Ln7,
44
Souverain de Lorraine et Barrois et du Parlement de Nancy, 1911,
gr. In-8. XX. 316
BBA 1 et 2 : de
Bouteiller et de Braux, la famille de Jeanne d'Arc, Paris,
Orléans, 1878
[8° Lm3 . 1445
DSM2 : Ch. Emm. DUMONT. Nobiliaire de St Mihiel, Paris 1864/65, 2 vol. gr in 8[4° Lm2. 156
PMD1 : Abbé POIRIER.
Metz. Document généalogique, Paris 1899/1930 2 vol. in 4[4°
Lm2. 345
AN 1903 : Annuaire de
la noblesse de France
[8° Lc35.
10
MJA : Comte G. de Morant. Le sang glorieux de Jeanne d'Arc Paris 1912 [Fol. Lm1. 256
CEA 15
188/90. Gustave CHAIX-d'EST-ANGE, Dictionnaire des familles françaises
anciennes notables à la fin du XIX° siècle. Evreux 1903/1929, 20
volumes
[8° Lm1. 164
BMD : idem JOBAL XI,
352, [Rés.4° Lm2.
516
JM3
: +
JMS 209 (7)
[Fol. Lm1. 209
RMO
: Les arrêts du Grand Conseil portant dispense… Paris 1951 XXIII. 541
[4°
F. 7829
ANF1 : Ass. de la
noblesse de France. Recueil des personnes ayant fait leurs preuves[8
Lm1. 221
+
Saffroy 13 727
Famille de SAINT-BLAISE
v.
Blaise—Thévenot
de Brugny (Champagne)
CNC 2 : Caumartin,
recherche de la noblesse de Champagne. Châlons 1673, gr in fol[Gr.
Fol. Lm2. 37
BN : mss fonds français
Fr 32 128 & 32 665
Le Château de Brugny dans :
AN. 1852 (288/90)
Annuaire de la noblesse de France
[8° Lc35. 10
SQL : Lieutenant Colonel de SAINT-HILLIER, Quartiers Lorrains, Moulins, 1932[Fol. Lm2. 520
BMD : J.J. BARBÉ,
Metz, documents généalogiques, 1792/1870, Metz 1934,
[4° Lm2. 516
L'an
mil sept cent quatre vint un, le vingt huit février est née à quatre
heures du matin et a été baptisée le même jour, Antoinette, fille de
Messire Charles DURAND, Seigneur d'AUNOUX, Conseiller au Parlement de
METZ et de Dame Marie Agathe Rose JOBAL son épouse, ses père et mère
; elle a eu pour parrain Messire François JOBAL, Vicaire Général du
Diocèze de TARBES et Chanoine de l'Église Cathédrale de cette ville,
son oncle maternel et pour marraine Madame Antoinette Le Duchar, épouse
de Messire Paul François DURAND, Seigneur de SORBÉ, Lieutenant Colonel
du Régiment de Rouergue, les dits parrain et marraine représentés par
le Sieur Louis DURAND et Demoiselle Nicole DURAND, frère et sœur de
l'enfant qui ont signés avec nous ; le père absent.
Nous savons par les nobiliaires que la famille DURAND d'Aunoux et la famille de Jeanne d'Arc sont liées.
Thèse du père de Louis Camille*
FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS N° 272
Présentée et soutenue le 16 novembre 1868,
Né à CORNY (Moselle)
Médaille de l'épidémie cholérique 1866
________
entre
dans les
RÉTRÉCISSEMENTS DU BASSIN.
Le Candidat répondra aux questions qui lui
seront faites sur les diverses parties de l'enseignement médical.
________
PARIS
A.PARENT, Imprimeur de la Faculté de Médecine
31, RUE MONSIEUR-LE-PRINCE, 31
1868
A LA MÉMOIRE
DE MON PERE
Souvenirs et regrets !
A MA MERE
ET
A MES SŒURS
Ma reconnaissance et mon affection
*Collection des Thèses, Faculté de Médecine de Paris, 1868, tome 8 numéro 272. Père de LC MAILLARD.
L'an mil huit cent quarante et un, le vingt sept du mois d'avril, par-devant nous Jean Henriat, maire officier de la Commune de Corny, canton de Gorze, arrondt de Metz, est comparu Antoine Léon MAILLARD, propriétaire, lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin né le 27/4/1841 à 8 heures du matin à CORNY de lui déclarant et de Caroline Louise LEGOUX de Neuvry, son épouse, âgée de 34 ans, sans profession, domiciliée au dit Corny, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Léon Charles Arthur. Les dites déclarations et présentations faites en présence de Thomas MARCHAL, 59 ans et Onésime Stanislas DUMOND, officier de la Légion d'Honneur, tous deux domiciliés à Corny et ont signé avec nous le présent acte après que lecture leur en a été faite.