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Les publications de  Louis Camille MAILLARD

à  la bibliothèque municipale de NANCY

sa 1ère thèse :  côte 800 003

RECHERCHES sur

L’INDOXYLE URINAIRE

et les

COULEURS QUI EN DÉRIVENT

 imprimerie Paul Dupont, Paris, 1903, avec remerciements

les remerciements à l'endroit des Professeurs sont courtois, respectueux et très complets mais pas la moindre allusion aux parents, du moins dans les versions archivées

 

ETUDES SUR LES MATIERES COLORANTES DE L'ORGANISME

L’ INDOXYLE URINAIRE

ET LES COULEURS QUI EN DERIVENT

imprimerie Schleicher Frères, 1903, côte 273 821

Publiée après la soutenance, dans le seul but scientifique, cette deuxième mouture ne comporte pas de remerciement.

 AUTRES PUBLICATIONS  existantes à la bibliothèque municipale de Nancy :

Traité d’histologie, 1904, côte 6204, tome 1 & 2 Magnifique ouvrage d'environ 2000 pages, une référence

Sur une fibrine cristallisée, 22/1/1900 ; côte 700 050 (22)

Sur une fibrine cristallisée, 1899 ; côte 702 226 (4)

Du rôle de l’ionisation : penicillium glaucum, 1899 ; côte 702 226 (5)

Du rôle de l’ionisation dans les phénomènes vitaux, 31/12/1898 ; côte 702 226 (6)

Variété cristalline de la fibrine du sang, 1900 ; côte 702 226 (7)

 A LA BIBLIOTHEQUE DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE

 REVUE DE LA SOCIETE D'HYGIENE ALIMENTAIRE

Juin 1909, numéro 6, tome VII, pages 126 à 166

Rapport présenté à la Commission en 1908

Les ordinaires de l'armée française -- Composition chimique et valeur énergétique 

par le Docteur Louis Camille MAILLARD Professeur Agrégé à la Faculté de Médecine de Paris

Membre de la Commission d'Études de l'Alimentation de l'Armée

Les thèses et le traité d'histologie sont également présents à la bibliothèque de la Faculté de Médecine.

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Bibliothèque municipale de Nancy, côte 6204, tome 1 & 2

TRAITÉ D'HISTOLOGIE

Par Auguste PRENANT

Professeur à la faculté de Médecine de Nancy

Pol BOUIN 

Professeur agrégé à la faculté de Médecine de Nancy

Louis MAILLARD

Chef des travaux de chimie biologique à la faculté de Médecine de Paris

 Tome I

CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE

AVEC 791 FIGURES DONT 172 EN PLUSIEURS COULEURS

PARIS  LIBRAIRES DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE  1904

préface : sous la plume d'A. PRENANT : c'est à M. MAILLARD que sont dus en outre les paragraphes d'ordre chimique disséminés dans tout le volume

 

TRAITÉ D'HISTOLOGIE

Par A. PRENANT

Professeur à la faculté de Médecine de Nancy

Pol BOUIN

Professeur agrégé à la faculté de Médecine de Nancy

Louis MAILLARD

Professeur agrégé à la faculté de Médecine de Paris

 Tome II

 HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE

 AVEC 572 FIGURES DONT 31 EN PLUSIEURS COULEURS

 Par A.PRENANT & P.BOUIN

PARIS, 1911

MASSON et Cie, ÉDITEURS, 120, Boulevard Saint Germain                     Haut de page

 

Présentation de la thèse de Docteur en Médecine de Monsieur MAILLARD

à l'Académie de Médecine par Monsieur Armand GAUTIER. Séance du 23 février 1904

J'ai l'honneur de présenter un ouvrage du Docteur Louis Camille MAILLARD, chef des travaux chimiques à la Faculté de Médecine de Paris, intitulé : L'indoxyle urinaire et les couleurs qui en dérivent. Cet important travail résume un ensemble de recherches qui ont duré plusieurs années, par lesquelles l'auteur est parvenu à simplifier notablement l'histoire des matières colorantes urinaires de celles au moins qui sont solubles dans le chloroforme, groupe qui dérive exclusivement de l'indoxyle.

L'étude du mécanisme de transformation des chromogènes indoxylliques a montré à l'auteur que l'indoxyle forme en s'oxydant, non point directement l'indigotine comme on le pensait avant lui, mais bien une matière bleue nouvelle, l'hémiindigotine, qui à son tour, se polymérise, se transformant, soit en indigotine (bleue) si la réaction du milieu devient alcaline, soit en indirubine (rouge) si cette réaction reste acide.

Outre l'intérêt qu'ils offrent en chimie pure, ces faits ont des conséquences importantes au point de vue médical. Ils prouvent définitivement que les colorations rouges obtenues souvent dans les réactions dites de "l'indican" ne sont pas dues à autre chose qu'à l'indirubine, et que leur apparition dépend uniquement de la lenteur du processus d'oxydation et d'extraction ou de la présence dans l'urine de matières anormales capables de retarder l'oxydation. En possession de ces données, Monsieur Maillard a étudié, dans les originaux, les centaines de travaux relatifs aux matières colorantes bleues ou rouges signalées dans l'urine depuis plus d'un siècle. De cette révision, soumise au contrôle expérimental, résulte qu'il n'a jamais existé dans les urines, normales ou pathologiques, qu'une seule matière bleue, l'indigotine, et une seule matière rouge "chloroforme", l'indirubine.

Monsieur Maillard a constaté que l'indoxyle est un élément constant de l'urine humaine normale. Sa quantité peut s'accroître beaucoup sans raisons pathologiques apparentes. L'auteur a apporté dans la méthode de dosage de cette substance des perfectionnements très importants. Ils donnent désormais à cette recherche une exactitude satisfaisante et permettent de refaire, sur des bases analytiques solides, l'étude clinique des indoxyluries.

Je demande que ce travail soit renvoyé à la Commission du prix Buignet pour 1904.

Bulletin de l'Académie de Médecine, 3ème série, tome 51, pages 134 et 135, année 1904 

Prix Henri Buignet 1500 francs. Partage interdit.

Meilleur travail sur les applications de la physique ou de la chimie aux sciences médicales.

1904 : 9 travaux sont présentés. Composition de la Commission :

Messieurs Riche – Bouchard – d'Arsonval – Hanriot – Lucas-Championnière – Yvon

1905 : 12 travaux présentés. Composition de la Commission :

Messieurs Riche – Dieulafoy – Regnard – Delorme – Bourquelot – Pouchet

Monsieur Maillard ne sera pas lauréat ces deux années.

 Monsieur Armand GAUTIER (Mentor de Louis MAILLARD) est élu vice-président de l'Académie le 19 décembre 1905. 73 bulletins pour et 6 bulletins blancs sur 79 votants.

 M. Armand GAUTIER est élu Président de l'Académie le 2 janvier 1907 à l'unanimité.

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Le Boulanger et la Réaction de Maillard

Description du mécanisme de la réaction de Maillard :

La réaction de Maillard correspond à un brunissement non enzymatique. Elle intervient lorsqu'on chauffe un mélange de protéines et de sucres.

Ces deux corps réagissent entre eux pour former à la suite de la réaction de Maillard un corps insoluble, noirâtre, charbonneux accompagné d'une libération d'eau. Cette réaction est une importante consommatrice d'acides aminés. Par ailleurs, et dans certaines conditions, cette même réaction aboutit à la production d'une substance volatile aromatique qui participe largement à l'arôme des produits céréaliers grillés et les valorise sur le plan de la qualité commerciale.

Facteurs influençant la réaction :

La température : la réaction peut avoir lieu entre 0 et 150° C. Elle est proportionnelle à l'élévation de température, mais son intensité dépend essentiellement de la quantité de chaleur accumulée.

Le pH : Le milieu basique (pH > 7) favorise la réaction de Maillard. Si l'on modifie le pH, il est possible de freiner ou d'accroître la réaction de Maillard.

Humidité :     La réaction est optimale pour une teneur en eau entre 7 et 15 %.

Conséquences :

En général, la cuisson du pain entraîne une destruction de lysine de l'ordre de 5 à 15 %. Concrètement, la perte des acides aminés est minime dans la mie et beaucoup plus intense dans la croûte.

La réaction de Maillard se traduit par un préjudice sur le plan nutritionnel dans la mesure où elle entraîne la destruction d'une fraction de la lysine et des sucres.  

La réaction de Maillard en panification :  

Les sucres et les acides aminés libérés pendant la période qui s'étend du pétrissage à la fin de la fermentation ne sont pas utilisés en totalité par la levure. La fraction subsistant à la superficie du pâton est à l'origine de l'arôme et de la couleur caractéristique de la croûte à la suite des réactions suivantes :

Réaction de Caramélisation  =  Sucres simples  +  Eau  +  Chaleur.

Réaction de Maillard  =  Sucres simples  +  Acides aminés  +  Eau  +  Chaleur.  

Le phénomène de brunissement de la réaction de Maillard qui fait intervenir les sucres et les groupes aminés libres des protides, conduit à la formation de nombreux produits volatils. Toutefois, au cours de la cuisson du pain, il est difficile de faire la part de ce qui revient à l'un ou l'autre des phénomènes. On considère généralement que la réaction de Maillard est prépondérante.

Ce sont les quantités totales d'acides aminés et de sucres ainsi que leurs proportions respectives présentes à la superficie du pâton au moment de la cuisson qui sont les facteurs limitants de la production et de la qualité de l'arôme et de la croûte. L'intensité de la réaction est fonction de la température et de l'humidité relative qui règnent dans le four. Après cuisson, lors du refroidissement du pain (ressuage) les produits volatils des réactions de caramélisation et de Maillard diffusent de la croûte vers la mie. Inversement, les arômes de la mie diffusent vers la croûte. Il en résulte que le goût du pain se trouve progressivement modifié.

Nous comprenons dès lors aisément les phénomènes constatés au cours de la fabrication de pains spéciaux (pains aux sons, pains aux germes, pains au malt,…). La coloration supérieure à la normale qui survient à la cuisson s'explique par leur richesse en fibres et en sucres, qui favorisent conjointement les réactions de Maillard et de caramélisation.

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